Dépression : ce n'est ni de la sorcellerie, ni un « problème de Blancs »
Parler de santé mentale, c'est protéger nos familles et nos communautés.
Quand une personne change brutalement de comportement, s'isole, pleure souvent, perd l'envie de travailler ou semble constamment fatiguée, certains parlent d'envoûtement ou de sorcellerie. D'autres pensent que la dépression serait une maladie des autres cultures. Ces idées sont fausses.
Ce que dit l'OMS
La dépression est une maladie reconnue par l'Organisation mondiale de la santé. Elle se manifeste notamment par :
- Tristesse profonde et durable
- Perte d'intérêt pour les activités habituelles
- Troubles du sommeil
- Fatigue intense
- Parfois des idées noires
Pourquoi les idées reçues sont dangereuses
Assimiler la dépression à la sorcellerie ou à un manque de foi peut empêcher la personne concernée de chercher de l'aide. La honte et la peur du jugement la poussent souvent à souffrir en silence.
Or, comme toute maladie, la dépression nécessite une prise en charge adaptée.
Ressources au Congo
En République du Congo (Congo-Brazzaville), il existe des professionnels de santé mentale. Des psychiatres et psychologues exercent notamment dans des structures publiques comme le CHU de Brazzaville ainsi que dans certaines cliniques privées.
Des consultations sont possibles. Le premier pas, c'est d'oser demander de l'aide.
Briser le silence
La dépression n'est ni une faiblesse, ni une malédiction. C'est une maladie qui peut être soignée avec un accompagnement médical, du soutien et de la compréhension.
Briser le silence, c'est déjà commencer à guérir.